Conclusions

Le luxe doit concilier l’affirmation d’une « éthique maison » et la gestion rigoureuse de ses marques pour soutenir sa réussite au niveau mondial. Ne s’adressant plus uniquement à une clientèle fortunée traditionnelle, le secteur du luxe a trouvé les moyens de sa croissance auprès des classes moyennes et s’est donc « démocratisé ».

Porté par une demande en forte expansion et marqué par une concurrence féroce, l’univers du luxe tend à s’engager dans des pratiques semblables à celles observées sur les marchés de masse. Mais l’extension de l’offre ne peut cependant pas être infinie. Une trop vaste diffusion fait peser le risque de la banalisation, un risque de confusion entre les marques authentiques du luxe et les autres marques.

Le luxe se trouve aujourd’hui devant la nécessité de se réaffirmer, d’opérer un retour vers ses fondamentaux.

La démocratisation du luxe n’est pas un danger en soi pour les marques mais celle-ci se doivent de conserver leur âme.

Le luxe est en constant changement. Aujourd’hui, la démocratisation du marché du luxe « équipement de la personne » que nous avons décrit, va engendrer un bouleversement : la naissance du « nouveau luxe », la notion de luxe repose désormais sur la cohabitation de différents niveaux de luxe. Il n’y a plus un luxe, mais des luxes (luxe accessible, luxe intermédiaire, luxe inaccessible).

Article rédigé par Laure Pujol Jacomi


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